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Affichage des articles du juillet, 2025

oh holidays

  Oh holidays !                         Ce fut un été fabuleux Un été comme on en voit peu Il y eut du beau temps De la pluie et du vent Et même des ébats amoureux Au fond des emplâtres des yeux Brigitte de Hohenzollern courtisa Jeannot le cocher dont la poésie cyclable L’émut jusqu’au fond des pédales. D’abord, d’abord il y eut le temps Imprévu et mécontent dont la grenouille Desséchée surprit tous les sceptiques Puis les emprunts russes prélevés Et les non maladies de saison Ni puces ni gratterons Pas trop chaud pour les lolos blancs Ni trop frais pour les bikinis tricotés On allait par couples décents jusqu’à la merditerranée et on remontait   en couples changés par le tunnel du mont Blanc Faire du cessna sur les planches en chantant O catarineta bella chi chi On avança les retraités qui prêtèrent un peu A Macron ém...

elle ne voulait pas de ce truc

  Elle ne voulait pas de ce truc   Elle écrivait depuis toujours partout Des poèmes sur ceci et cela puis on la prenait dans un site, un autre On l’adora Elle écrivait à la main sur du papier Qu’on trouvait au château au restau Ou ailleurs Elle ne parlait pas beaucoup elle n’expliquait pas elle écrivait Puis elle rencontra AA qui l’incita et l’aida Puis elle trouva une machine à écrire Puis on la poussa à l’ordi Alors là je vous le dis l’ordi non jamais La machine ne doit pas dominer l’homme Bon elle en avait tellement des poèmes que AA les lui collationna en recueils simples c’était génial Puis on l’invita aux concours aux éditions etc mais elle en avait partout Elle finit par se mettre à l’ordi ce machin vieux qui la commandait ça non les machines après Et de machine en truc elle dut s’acheter l’ordinateur quelle histoire C’était comme d’apprendre à nager à cinquante ans, pareil Elle sortait d’un crabe rouge donc elle tenta et se fit fai...

bambous

  Bambou     la forêt de bambou au japon coupée par une route me plaît au maximum dire pourquoi je ne sais pas et cette bordurette de pousses marronettes est comme protection contre les invasions de voitures ou d’engins qui se voudraient cacher dans l’ombre élevée des hommes de bois vert au feuillage léger je ne cache rien ni personne je peux vous abriter comme rideau occultznt comme la flamme du soleil qui agresse les yeux mais nul ne sut me donner envie de voir et de toucher en répétant sans cesse oh que c’est beau il fallut me parler de la grandeur totale de l’obscure transparence qui sourd parmi les bois des petits ponts de bois des bordures asséchées des visiteurs absents du respect japonais qui sans rien imposer donne aux bois ce silence profond élevé dans le ciel et au fond allons voir cette cascade pure qui   tombe entre les géants vierge de tout désordre pure comme l’eau du soleil qui s’élève en tremblant j’y ...

on m'a tout arraché

  On m’a tout arraché   On m’a privée de vivre dans mon corps dans mon âme et même dans les outils suprêmes qui permettent d’écrire il ne me reste rien a 5 ans je pouvais lire écrire prier traverser la place pour l’eglise et monter l’escalier de l’école ces petits bonheurs là ne m’ont jamais quittée quant à savoir pourquoi je ne saurai jamais envie de savoir sans parler besoin d’un petit coin où me retirer mais la terre est trop pleine pour les pauvres mal nés Alors comme un enfant je dus abandonner Et devenir celle de la maison qui doit tout faire Puis le jour où l’école ouvrit son grand portail ce fut le grand voyage qui mène de la gare aux rails avec peu de bagage Dans mon tablier noir de 1948 avec mon nom brodé sur la petite poche en rouge Je me sentis revivre bien que timide et Sans savoir aucun La maîtresse me mit au premier rang Moi enfant de pauvres, et j’en fus bien contente quand arriva le flot des garçons Excités qui co...

les poetes de la banquise

  Les poetes du gros   C’est bien le genre de la maison De lancer des cailloux si je dors Or je dormais d’or dans du papier sulfurisé pendant que les fantômes Là_bas au paradis des zobs S’amusaient à jeter des pavillous énormes sur les carrés Oui je sais des cons on en voit toujours surtout la nuit Mais ce genre de mec mérite Prison à mort Et quand je M’apprête à bondir Sur la colonne vent du sud Le type vent du sud autan en emporte le van se planque comme un gosse et se frotte les mains Sinon il gueule il dégueule il joue au Plus dégueu contre mon mur avec le signal top lorsque j’ouvre mon œil C’est ainsi que je tombe parce qu’un pauvre idiot de la case épargne Ne me laisse jamais en paix Attends gros porc que je t’écharpe La vie n’est pas finie vide tes goupillons sur tes meilleurs amis Et discute sans cesse en te contrariant avec tes jeux de gosse malséant ! Voilà adieu sale cochon de la plaine indivise recouche toi un peu avant ...

dans les coraux roses

  Dans les coraux roses   Soudain picoti picota Je sentis quelque chose Qui chatouillait le pied J’étais au centre d’une rose Pâle et distinguée emmêlée Je voulus en cueillir un morceau Mais c’est un animal dit Chose Alors je regardai cette beauté Un tapis de corail rose sous moi Envie de m’y endormir Tapis de fakir Don de nature submarine On la prit en photo Le relief étonnant Me mit l’eau à la bouche Je plongeai doucement Parmi ce paradis immobile Que verrai-je jamais dans mon imaginaire d’aussi paisible Je ne nage pas dans l’impossible aurore des fonds sous marins Je laissai le décor à sa beauté Tranquille et nageai lentement Vers l’immoville ville vers le Café du grand bateau sur la place Du marché de limoges où je perdis toute occasion en sacrifice Ce fut une réaction de supplice à l’enfance chagrine Je voulais tout choisir et je n’eus rien que des reprises kierkegaardiennes qui me déçurent dans la vie La vie en rose...

les chaussures sans essayer

 si tu crois que c'est facile j'en ai 36 paires de trop  je vais les mettre quelque part dans l'escalier la fanny elle a tout pris l'an dernier zlle a bien fait

enfin la pluie

  Enfin la pluie   D’abord un immense tonnerre Et des éclairs sur la Vézère Puis on s’endort dans la moiteur On se réveille à chaque heure Puis je me lève à cinq heures Il n’est pas là le grand époux Six heures chante le coucou Je me lève sur une patte Attention aux croche pieds Et je me fais un bon café Oui sucré Alain annonce qu’il viendra Juste me tenir dans ses bras Mais je ne suis pas habillée Qu’importe ! l’homme cuit au jardin Serait donc mon nouveau voisin Il fait des signes je ne fais rien Comme la crevette de Vigeois Le jour où le store tomba Va-t-il rester assis toujours Est_ce une statue d’argile Non la blonde lui va bien   je ne sais plus où porter l’œil chacun se cache ou s’occulte quelle idée ces affreux rideaux occultants alors j’ouvre les miens en grand moi j’ai la clim je ne fais pas de sous au bas ;les bas je les mets et je me gave de bons plats selon la bonté de fredo d’en bas qu...

alain ne viendra pas

J HABITE LE MOMENT

  J’habite le moment   Bien sûr le coucou se décante Cette odeur de tabac me débecte Mais à tout prendre il fait beau Et je suis dans mon bureau   J’ai cru entendre les semelles du beau Du beau fils en attente de son prochain Pour voler ou détruire et il fantômise Dans la journée   Oui bien suis-je trop perceptive Et le moindre flux d’air me paralyse Aussitôt la voix les images les méfaits De cet énergumène apparaissent   Je n’ai pu faire d’autre qu’accepter le réel Et toutes portes closes sur mes secrets

le temps nous tue

  Le temps nous tue Nous le tuons Cet été nous déteste comme nous lui rendons Ainsi la guerre est preste entre le monde et nous Pauvres hères errant sur une terre morte Nous sans cesse usons le peu qu’elle nous donne Ainsi, de mal en pis, l’un se plaint contre l’autre qui réagit Violeurs de nature, de cadeaux fatigués Nous oublions de vivre, de travailler De rendre à la souffrancece qui peut la calmeras-tu bien respecté ce qui te vient du ciel et remonte du sol ? Je parle des oiseaux, de l’eaul des plantes, du repos N’abuse pas des forces de ton corpas, de ton esprit, parfois ils se révoltent et te jettent du lit Parfois  nous nous plaignons de cette différence qui donne à l’autre l’occasion De prendre soin de nous, alors remercions, respectons le courage qui nous retient encore Les animaux sont sages, ils gardent leurs petits, et nous, pauvres ignares nous les forçons à fuir pour gagner de l’argent L’oiseau sort de son nid mais revient de tr...

l'homme de l'autre jour

  L’homme de l’autre jour   Il a quitté mon rêve L’homme de l’autre jour Je l’ai vu disparaître Dans la brume du soir Il emportait l’amour La beauté la sagesse Souvent ne sachant pas S’il devait prolonger Son séjour impromptu Dans l’inconnu du cœur Les arbres frissonnèrent Ignorant son message L’homme tourna deux fois  autour du tronc encore. Et jamais on ne sut Qui tournait la terre Ou bien l’azur ? Ml 17 juillet 25 

epicerie fraîche

  Epicerie moderne fraîche et sympathique Doc1 Après de nouveaux changements Dans   les listes épiscopales Du centre st pantalon trop large Je découvris enfin un lieu Il s’appela vival un endroit idéal Las je ne marchais plus sur terre Je dus donc contacter par un moyen moderne Les gens qui vivaient là Je ne fus pas déçue, c’était des compagnons De la ligue framboise, inspecteurs d’aliments A des prix raisonnables On me dit que la foule s’y pressait ardemment Pour attraper en haut le dernier aliment Donc prenant mon courage à deux mains Je pris mon telephone un ancien bigophone Un peu desarçonné comme moi qui suis vieille Nous vivions de concert dans la bataille Alimentaire . Puis , affamée, assoiffée, et seule, il fallut Que je me remuasse un peu dans la calebasse Et je tombai assise sur genoux pleurant Et inventant comment je pourrais me relever   Dehors charmants voisins raides comme des planches attendaient le taxi qui...

Qu'allons-nous faire ?

  Qu’allons-nous faire de tout ce temps ?   La retraite au rectorat docteur dis-je à madame je suis debout contre chambranle je porte au visage les stigmates du crabe noir qui m’épuisa Elle n’en a cure, vous pouvez repartir Je vous mets en remplacement dans l’académie Voilà con,firmation de la dénonciation Des commères du bureau un soupir De reconnaissance Je suis de trop Je travaille trop vite Pendant qu’elles etmijotent leur repas de maison vivement la fin ce cloaque de grenouilles fermé sur cinq cuisinières d’histoires ne me plaît pas je n’aime que ma classe et ses élèves francs aussi   vais-je libérer le tabouret pour ces dénonciatrices sans en faire un drame je sais déjà ce que j’aimerais faire dans le couloir d’éducation le couloir des iconoclastes que j’enseigne sans le montrer allez enfants de moi oubliez les devoirs je vais vous raconter des histoires secrètes n’en parlez pas ni chez vous ni aill...