le temps nous tue
Le temps nous tue
Nous le tuons
Cet été nous déteste comme
nous lui rendons
Ainsi la guerre est preste
entre le monde et nous
Pauvres hères errant sur une
terre morte
Nous sans cesse usons le peu
qu’elle nous donne
Ainsi, de mal en pis, l’un se
plaint contre l’autre qui réagit
Violeurs de nature, de
cadeaux fatigués
Nous oublions de vivre, de
travailler
De rendre à la souffrancece
qui peut la calmeras-tu bien respecté ce qui te vient du ciel et remonte du sol ?
Je parle des oiseaux, de l’eaul
des plantes, du repos
N’abuse pas des forces de ton
corpas, de ton esprit, parfois ils se révoltent et te jettent du lit
Parfois nous nous plaignons de cette différence qui
donne à l’autre l’occasion
De prendre soin de nous,
alors remercions, respectons le courage qui nous retient encore
Les animaux sont sages, ils
gardent leurs petits, et nous, pauvres ignares nous les forçons à fuir pour
gagner de l’argent
L’oiseau sort de son nid mais
revient de très loin reconnaître les siens avec le bec et la pitance.
Qu’ai-je fait au bon Dieu
pour mériter l’absence de mes enfants que je rends malheureux
La culpabilité ne vient qu’après
la mort
Devant ce temps perdu loin de
notre famille
Qui se laisse mourir tant
inutile elle est
Enfants de la mère innocente,
aimons-la
Ici-bas les bras ouverts pour
elle
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