epicerie fraîche
Epicerie moderne fraîche et
sympathique
Doc1
Après de nouveaux changements
Dans les listes épiscopales
Du centre st pantalon trop
large
Je découvris enfin un lieu
Il s’appela vival un endroit
idéal
Las je ne marchais plus sur
terre
Je dus donc contacter par un
moyen moderne
Les gens qui vivaient là
Je ne fus pas déçue, c’était
des compagnons
De la ligue framboise,
inspecteurs d’aliments
A des prix raisonnables
On me dit que la foule s’y
pressait ardemment
Pour attraper en haut le
dernier aliment
Donc prenant mon courage à
deux mains
Je pris mon telephone un
ancien bigophone
Un peu desarçonné comme moi
qui suis vieille
Nous vivions de concert dans
la bataille
Alimentaire .
Puis , affamée, assoiffée, et
seule, il fallut
Que je me remuasse un peu dans
la calebasse
Et je tombai assise sur genoux
pleurant
Et inventant comment je
pourrais me relever
Dehors charmants voisins
raides comme des planches attendaient le taxi qui m’emmènerait morte
Dans nos hospices bleus
nourris de viande froide
Les morgues étaient pleines et
ils ma ramenèrent
En bas dans mon sérail où les
curieux joyeux
Durent se consoler en rentrant
dans leur trou
Mais entretemps j’avais
commandité l’assistane
Magique de Jussieu et mon
docteur chéri depuis un demi siècle
Le magique terroir de fredo et
sa femme déjà amenait mes produits de gourmande
C’est ainsi que je mis la main
sur les commandes de mon ordonnateur des pompes cathédrales
Mon frigo s’élargit je n’eus
plus qu’à m’asseoir
Entre deux spaghettis et la
ventrè-che noire
Je retrouvai la canne et les
bas de contraception
Noirs, j’avais perdu les
savates mais que diable
Il y en avait partout sur mon
lino tout vert
Je me mis au coca zéro et au
jus de banane
Jetant les peaux vives des
livres dehors
Pour les liseurs de la
débâcle.
Ecrire par ces temps c’est
vaincre les démons
Contre la politique,le fric et
l’indécence
Je devins l’écrivaine publique
pour les alphabêtes du coin qui avancent bac plus cinq en se grattant le nez.
Pauvre martin pauvre misère le
quartier devint ennemi et espérait enfin voir crever la douairière.
Mais elle est encore là sans
jamais en sortir
Le shériff tire sur tout ce
qui bouge espérant être élu
Aux ultimes fadas de la
congregation des connards
Qui agit en dessous pour se
montrer le matin au café chez fredo et collecter des votes !
L’argent n’a pas d’odeur il
vendit son terrain pour élever des lapins de la myxomatose.
Sa femme blonde jusqu’à l’os
se mit en robe rose
Passant devant chez moi et
commentant la chose
Ah que la vie est belle
derrière les carreaux !
Allez voir vival pro le chéri
de ces dames
Il vend les bas morceaux de
mes épithalames !
Marinette 16 juillet 2025
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