l'oreillette du ventricule
L’oreillette du ventricule J’ai l’oreille absolue Je suis ventripotente Et soudain je perçois La chose est évidente Que les deux ne font qu’un Cette chose battante Qui circule sans cesse Et d’un coup de sang vert S’arrête ! Elle est morte dit-on sans larme Et sans plainte Mais encore j’ouis ce qui bat dans mon centre Elle a mal au ventre Elle veut rester seule Elle panse du bas ce qui descend du haut Le cerveau envahit les tripes Et la musique joue aux accents d’émotion Et motion de césure Je coupe à travers moi Les souffrances de l’autre Je suis au cœur du ventre J’enfante à ventre lourd Tout le poids de la terre Qui me coupe les jambes Et me déchette au sol Tiens on me parle encor Mais je suis déjà morte Douceur douleur No matter Mater dolorosa Qui enfante les mots Pour calmer les effrois Qui lui firent dompter Les plus terribles ogres Ah voilà que l’on ouvre ...