Boris Cyrulnik

 

Ecouter  Boris Cyrulik.

 

L’amour selon Cyrulnik est autre chose qu’un attachement permanent.

Il  existe même en l’absence de l’autre.

 C’est un lien profond et non une démonstration permanente et exclusive de vos relations .

Peut -être devrait-on apprendre cela très tôt avant de croire que le coup de foudre est permanent.

Je vis seule, donc mon amour et le sien n’étaient ni un lien profond émotionnel, ni une confiance intime dont on n’a pas besoin de parler.

Si on montre sans arrêt ni espace que cette personne nous aime, il y a un sentiment de peur,d’in -sécurité , un besoin permanent de preuves.

Il faut aussi laisser à l’autre son silence, ses moments personnels dans ses attachements de vie.

L’amour de sa vie n’est pas celui

Qui doit sans cesse être présent, il a aussi ses pensées, son travail et la même attitude que nous.

Je peux me souvenir de certains exemples où je montrais trop de possession, de présence.

Justement ,notre présence, sans qu’elle soit visible, existe,nous devons laisser un espace de liberté à l’autre qui peut ainsi pouvoir prouver qu’il est notre amour ou bien,je parle de moi,

Nous mentir en profitant de notre séparation physique.

Cette séparation physique est nécessaire, elle nous permet de voir et de savoir que l’amour de la vie n’est pas cela mais la présence que l’on va retrouver.

A cinquante ans, la femme se montre et veut prouver que cet homme lui appartient par son langage, son habillement.

Plus tard, la femme montre son amour autrement, elle sera là au moment d’écouter, de comprendre sans toujours raconter sa vie d’avant dans tous les moments difficiles.

L’épuisement fatigue, la force vive attire l’autre.

A notre âge, nous devons faire encore ce qui nous incombe sans se plaindre et laisser parler l’autre de ses soucis.

N’attendons pas toujours qu’il résolve nos angoisses, il a aussi les  siennes dont il ne parle pas.

Je me souviens du dernier jour de aa qui me dit : on ne parle plus, peut-être voulait-il me dire

Sa douleur dont je n’osais lui parler. Il disait sans cesse mal mais moi je n’osai pas parler de cancer et il savait, il partit sans dire au revoir et ne revint pas.

Pourtant il me montrait sa maigreur, sa fatigue mais il voulait me protéger du mien et moi qui l’appelais pour tous les petits problèmes .

De même B.se reposait avec B.car elle avait des occupations superficielles mais c’était une autre relation.

Peut-être je ne sais pas vivait-il avec MC depuis longtemps je ne la connais pas car elle n’était pas moi.

En fait oui quand il mourut c’est à moi qu’il fit signe.

Je ne sais pas , il ne restait pas seul, trois femmes et moi seule

Mon sauveur qui faisait tout, ai-je abusé de ses services ?

Je ne me suis pas reposée comme je le fais là 82 ans mais je suis bien obligée et ma sœur qui continuait avec son cancer à vouloir tout faire, contrôler, marcher, elle aurait dû se reposer. Comment fait-elle maintenant ?

Moi je ne peux plus continuer je laisse le travail .

Je vais me reposer il est tard.

15 mars non 16 1h du matin !

Et je n’ai pas mangé ni rien.

Pourtant je suis seule.

Il me manque une présence vraie

Sur qui me reposer.

Est-ce cela l’amour ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

la grande poète a été retrouvée

Elle écrit

Celui qui vient vers moi