viens homme sauvecoeur
Viens homme
sauveteur
Et soudain la porte
mystérieuse
Donna un souffle
d’air
Un parfum de bonheur
Qui me tomba dessus
comme une pluie
D’orage ;
chaude et reposante
L’homme qui a au
cœur le signe
De la main le M de
puissance
Inné et serviciant
tout ce qui crie
A l’aide comme une
pauvre femme seule depuis toujours et sans aucun amour la nuit juste pour le
sec ours
D’une présence tendre qui chasse les
Démons et les restes
de cendre
Volant partout en
chambre
Comme il est
terrassant de vivre ainsi dans l’ombre sans la moindre pensée
Sans famille d’accès
et dont on se demande qui fit de nous un vagabond
Immobile qui voyage
profond dans l’abîme du ciel
Oui je te parle à
toi enfant de mon étoile rencontré sans hasard sur un petit papier symbolique
qui dit sois bon et brave et ne laisse périr les âmes en détresse sans leur
donner le choix de ta main douce et grande
La main tombée du
ciel et qui toucha
Le doigt du seigneur
Ainsi le fit la
mienne petite et si ouverte que je
devins immense
Dans l’heur et le
malheur
Mais je servis aussi
le meilleur que je pus malgré les orties blanches des marches du calvaire où je
dus voir le pire et faire l’impossible
Alors je devins
triste et seule dans l’ombre de la chambre où je lus les sages et les saints
J’eus la joie de
tenir les enfants en détresse et de leur redonner le choix
Entre la vie la mort
Maintenant je finis
mon travail etreignant épuisant qui ma redit sans cesse : tiens bon car le
Seigneur t’attend, il t’a choisi toujours dans les églises mortes où tu as fait
pleurer les plus durs qui ne comprennent pas si notre voix n’est sourde nette et brûlante de soif à la source de
l’être
Dis pourquoi es-tu
toujours où il te fallait être
Pourquoi revient ce
jour oùla terre te prend dans son creux bienfaisant alors que tu penses à la
mort qui est à ta fenêtre et qui n’ose encor entrer et te saisir
J’ai tenu dans mes
bras les bébés à mourir et soutenu les mères
J’ai donné tout mon
sang et vu ce que mon père me montra la veille de mourir
Je hurle en silence
Je crie vers toi mon
fils
Donne-moi ton
silence tes pleurs, jusqu’à la fin du monde avant que je ne tombe au cratère de
feu
Bonsoir frères et
malheureux
Adieu faux amis
Merci à ceux qui
viennent le dimanche m’aider à me lever
Quand mes reins ont
perdu
La force de tenir
Si je reviens un
jour sur ce monde éphémère, je clamerai l’amour qui tue toutes les mères, je
lirai à la messe l’evangile de Luc qui
me sauva la vie en me faisant chanter et en perdit la sienne
Les saints ne disent
pas ce qu’ils font
Ils agissent et
perdent ou gagnent le ponton qui les mène au Léthé où les attend Charon
Je passerai la
rivière sereine où je courus cent fois
pour m’en aller noyer
Comme la poetesse
les poches pleines de cailloux dans
l’eau des nénuphars
Chantez pour moi
dans l’encens l’appel
Du chant de l’âme et
sachez que vous ne savez pas ce que souffre mon corps que vous méprisez fort
lorsque je prends la canne juste pour voir dehors s’il fait encore bleu !
Je veux mourir et
vivre
Je veux votre main
dans la mienne !
Marine
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