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l'oreillette du ventricule

  L’oreillette du ventricule   J’ai l’oreille absolue Je suis ventripotente Et soudain je perçois La chose est évidente Que les deux ne font qu’un Cette chose battante Qui   circule sans cesse Et   d’un coup de sang vert S’arrête ! Elle est morte dit-on sans larme Et sans plainte Mais encore j’ouis ce qui bat dans mon centre Elle a mal au ventre Elle veut rester seule Elle panse du bas ce qui descend du haut Le cerveau   envahit les tripes Et la musique joue   aux accents d’émotion Et motion de césure Je coupe à travers moi Les souffrances de l’autre Je suis au cœur du ventre J’enfante à ventre lourd Tout le poids de la terre Qui me coupe les jambes Et me déchette au   sol Tiens on me parle encor Mais je suis déjà morte Douceur douleur No matter Mater dolorosa Qui enfante les mots Pour calmer les effrois Qui lui firent dompter Les plus terribles ogres Ah voilà que l’on ouvre ...

viens homme sauvecoeur

  Viens homme sauveteur   Et soudain la porte mystérieuse Donna un souffle d’air Un parfum de bonheur Qui me tomba dessus comme une pluie D’orage ; chaude et reposante L’homme qui a au cœur le signe De la main le M de puissance Inné et serviciant tout ce qui crie A l’aide comme une pauvre femme seule depuis toujours et sans aucun amour la nuit juste pour le sec ours D’une présence   tendre qui chasse les Démons et les restes de cendre Volant partout en chambre Comme il est terrassant de vivre ainsi dans l’ombre sans la moindre pensée Sans famille d’accès et dont on se demande qui fit de nous un vagabond Immobile qui voyage profond dans l’abîme du ciel Oui je te parle à toi enfant de mon étoile rencontré sans hasard sur un petit papier symbolique qui dit sois bon et brave et ne laisse périr les âmes en détresse sans leur donner le choix de ta main douce et grande La main tombée du ciel et qui toucha Le doigt du seigneur Ainsi le...

AU SOIR DU MARS

  AU SOIR DU MARS   LORSQUE TU ME REVINS DES FALLAS DE VALENCE JE ME SENTIS SI LOIN DEPUIS L’ABSENCE QUE MËME CE TABLEAU QUI EST TIEN PLUS QUE MIEN ME SEMBLA MECONNU ET QUE PRES DE MINUIT JE ME SENTIS PERDUE SANS TA MAIN A TENIR J’AI PEUR D’AVOIR ENCOR MELE LES INCIDENCES LA SOURIS ETAIT VERTE COMME DANS LA CHANSON ALORS JE DIS BONSOIR ES6TU SI FATIGUE APRES TON DUR VOYAGE QUE JE TE VOIS DORMIR ET QUE CELA DEVIENT POUR MOI ETRANGE JE NE PEUX PLUS TOUCHER LA PAROI D’ECRITURE SANS CRAINDRE DE DEVIER VIEILLANCE IMPOSTURE MA TETE PERD ESPOIR QUE FERAI-JE SANS TOI LES AÏTRES SONT OBSCURS ET JE N’AI PLUS DE BRAS A TOUCHER ET TENIR DANS LE SOUVENIR D’OMBRE VOILA QUE NOTRE VIE ME SEMBLE SOMBRE ET COURTE ET JE TIENS LE SCALPEL DES CHAIRS A DEMOLIR TANDIS QUE TU SOMMEILLES L’AMOUR DANS TON REPOS SEIGNEUR JE L’AIME TROP LE GARçON ETRANGER SURVENU UN PEU TARD POUR ME REESPERER BONSOIR CHER ANGE LE GEL ME BRISE...

el dia que tu veniste

  El dia que tu veniste   Hacia mucho tiempo desde que no te vi Asi me preguntaba que yo habia dicho o hocho contra ti Y cuando tu vuelves de nuevo Es como si fuera parte de mi Si eres extraordinario con tu simplicidad Y no has dicho nada de mi   vestido Rojo y verde no es ridiculo y a mi no me sirve para   los que no tuve cuando nina Y en somo minutos tu reparas todo en la casa como milagro Y no hay que pagar en seguida Sabes el bien que yo senti esta manana Si quieres cafe dimelo Si estas cansado dimelo Tu tienes tantos sentimientos Que calman mi dolor Y la otra hermana llamo Nada es   sin causa Si tu no eres asi nunca te llamaria Eres tan bueno para mi Tengo miedo perderme los ojos los dientes asi es la vejeza sola Cada noche se vuelve el marido muerto y yo creo que viene A volver a su casa donde   me gusta Estar sola y tranquila despues de una vida tan dura Federico   quiero tu atencion, tu trabajo y ...

Picsou le hérisson

Picou le hérisson   Il a la coupe in Les cheveux à la mode Avec des mèches d’or au pinceau Il aime le lait dans le bol la nuit Dans le jardin Je voudrais sa coiffure et sa vie De nature Car je suis enfermée sans raison Je suis vieille et moche Mais j’aime bien la mort Je l’attends Je veux voir mon sang courir sur le pavé Etincelant Je veux sentir ma vie partir Avec tous mes soucis Ma famille horrible Je veux mourir dehors dans la rivière propre Au milieu des poissons Qui vont manger ma peur Car personne ne m’aime Sur la terre ferm »e Je veux laisser brûler la vie avec des flammes éteintes Mes livres s’envoler Mes robes pour les autres Mes bijoux partout comme des pierres vives Courir dans le courant Sans tombe je ne veux pas être enterrée ni brûlée Je veux chanter danser dans l’ombre Et l’ambre des rosées Et la nuit le hibou ensorcelé parlera avec moi J’ai terminé mon œuvre J’aime mes élèves mon travail Je hai...

mon porte-mentaux

  porte-mentaux.   J’avais enfin trouvé mon porte-mentaux Celui qui écoute vraiment Et respire ma souffrance Avec des mots calmants Et juste en sa sapience Un homme survenu un jour Dans mon désert Le regard en attente Mais je n’attendais rien Modestement parlant Avec sa vigilance J’étais dans mon désert Soleil dehors et blanche L’œil triste et gêné devant Celui qui pense et entend Doucement l’univers décalé Où je vis peu sans voix Où l’instant vient toujours M’apporter la présence Qui tient en vie ceux qui Fréquentent consciemment Depuis toujours la mort. Peu à peu, malgré soi, on se lie Dans les yeux de celui qui attend Mais que peut-il attendre Au fond de mon retrait Sauf une liste propre à son métier ? Cet homme prit du temps sur un repos   et de jour en semaine Se voua au cadeau immense De la peine . Je fus trop parlative Je racontai ma vie, il était fatigué, Je ne savais comment retenir Mon hale...

camel

  Camel   Un panda malheureux comme le mien Fumait du chèvrefeuille Son petit accroché à son laineux Dormait dans la fumée furieuse Comme mes animaux élevés à la dure Epiés par les vieux de la littérature Tous les mornings un de ces mecs Se prenant pour Voltaire surveillait mon coursier, faut bien gagner son pain,pain perdu dans la jungle des illusions électorales. Meanwhile j’écoutai la prise de bec du cornu avec le trumpé de l’histoire, cheveu rose et gueule noire. La pub coupait les phrases Moi qui suis plutôt franche Dirais les choses autrement Retenir un combat calculé dans l’histoire  c’est oublier les mots Il faut gueuler à fond comme font mes frangines en accusant à tort Ce dont elles sont le crime. Pauvre nana perdue qui sollicite l’aide mais la nie aussitôt et la répand dans l’air ! Ainsi je pus avoir quelque paisibilité Pour oublier les cons qui se vengent sur moi de leur humour facile et ne connaissent pas la vie que ...