la musique me sauve

 

La musique me sauve

 

Alors qu’au tremblement des lèvres de stjepan je deviens

ce qu’avant j’étais une autre

Je tremble betement dans ce soleil de plomb d’un minuit de nul autre

Voilà que je reviens d’une mort enfantine où je ne retenais que l’air de m’en aller

La musique la nuit avec Hauser en scène me redonne du vin à boire lentement pour éclaircir

Ma gorge fermée depuis longtemps et mes pieds sous la table dansent dans leur intime

Seigneur ne lâchez pas la paume qui me tient ! je suis redevenue celle qu’on assassine.

Aujourd’hui fut un jour de terrible destin, j’ai crié dans le sol aux petits turcs  de t aire

Et le père affolé vint me faire leçon sur ce qu’on doit donner aux enfants de la terre

Mais je leur parlerai je suis trop investie dans cet amour fugace

J’avais dit que danser serait dans mon espace, il le fut

Et voilà que cello entre les bras de l’homme devient la femme aimée.

Puis déjà je reviens à vingt ans en arrière en écoutant Michal

Et la belle Frégé.

Ma vie fut éternelle puisque je veille encor au son des voix aimées !

La musique me tend dans la poésie même un fil  étonnamment musical et sublime

Alors comment serais-je aimée des animaux enfouis dans leurs travaux tandis qu’autour de moi un château d’art se brise

Alain où me vois-tu je ne peux m’endormir j’entends toujours des voix criardes ou  profondes

Me dire reste ici tu nous apprends encore que l’aurore n’est pas un jour nouveau qui dore mais le seul moment où tu sais qu’il faut penser à faire

Ce que tu exécras quand on te mit dehors à laver d’autres linges rougis du sang du Christ qui retombe sur moi !

Je ne peux continuer sans dépasser la ligne où se croisent les trains des nuits de la chimio

Cette bête qui tue sans laisser vraiment vivre le phénix malheureux QUE JE RENAIS ENCOR !30 mars de cette année

MARINErprise  DEUX MILLE VINGT SIX 

MARINETTE LAPORTE VEUVE LAURENT NEE LE  22

1943 DANS OCTOBRE

Les avions sans étoiles me posèrent en grange comme toi Jésus mais je n’eus pas les mages

Seulement des nuages noirs comme des corbeaux !

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