ma tête entre les colonnes
Ma tête entre les colonnes
Coincée dans les pensées
Je regarde au loin
si ma sœur anne vient
Si la route poudroie
Et verdoie le chemin
Rien n’arrive de bien
Si carol est venue
M’étêter les antennes
Qui captent tout serment
Et se chargent de peines
Les moustaches du chat
Répondent aux miennes
Me voilà raccourcie
Bonnetée pour le vent
Qui souvent hurle dans mes oreilles
Comment ?
Mais enfin tu vois bien ce petit tas de rien plein d’idées, de
malaise, de sombres perspectives alors que la mort vient me lâcher de la terre
Les idiots sont partis
Mamie secoue poussière
Des verbivores enfuis
Des gratte singeries
Des fausses psalmodies
Jour et nuit sous la neige
Madame revenue
S’enfuient les animaux
Avides de savoir s’ils sont
Remerciés pour avoir labouré
et tué le cactus que chaque hiver monsieur
protégeait
Ainsi je me demande si le moindre
baiser sera désabusé
par des enfants ineptes
qui nourrissent des chiens
avec mon bifteck
Ici que nul ne touche à mes écrits
sensés pour les brûler de honte
Car vous arrivez bien
A courir éhontés hors des clous
et des lois avec ce qui coûta
des heures de travail sur vos cervelles
Abstruses
Dormez chiens de lisard
Vous n’avez rien compris
Ni respect ni merci
Promesses oubliées
Plaisirs disqualifiés
Et rires imbéciles
Sur vos réseaux rivaux
Vous n’écrivez jamais
La plume est difficile
Alors pondez couchez demandez des franchises pour créer de pauvres
créatures que vous ne savez pas aimer
Voilà nous n’avions pas vos fraises
tagada pour empêcher l’ovule
De mettre dans vos pas de petits
jouets à noisettes qui n’aiment pas le lait ni l’amour de leur mère
Que faites-vous sur terre
si vous ne gagnez pas les pommes de terre
A donner aux enfants
Vous préférez jouer à je t’aime
et tromper au lieu de nourrir
les malheureux que vous avez créés
Ah la vie est cruelle mais vous ne
faites rien pour la rendre plus belle
Moi moi moi seulement
Et que les autres crèvent !
Ml 10/4/26
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