les maisons bleues sur la colline

 

Les maisons bleues sur la colline

 

C’est un village bleu qui n’existe pas

Mais si regarde comme il est beau

Il te guérit de sa fenêtre

Vraiment les maisonnettes de couleur

Font au cœur des douceurs

Et moi si je pouvais je les regarderais

Dehors dedans sans me lasser

J’adore le bleu mais sur moi il ne va pas

Il est dans les contraires de ma logique noire

J’ai le regard  ami mais les gens ne voient pas que c’est manque d’espoir

Que c’est ma vie rompue que je serais

Autrement si je vivais en bleu dans le couloir où je reste debout appuyée au vouloir

Que ce qui tient ainsi c’est caché et que si j’avais pu j’aurais trouvé cela

Mais qui m’aurait aidée à réussir encor et qui ne me plaint pas de souffrir mille morts

Sous mon air apaisé je pèse des douleurs que nul ne saurait dire tant on ne me croit pas

Pon croit que quelque part en profession de foi je fais ce que je veux tout m’arrive tout seul

Et que si je repars c’est pour ne plus vous voir membres écartelés de famille

Ennemie qui se sent inférieure

Je n’ai pas même esprit de fzmille groupée ne suis pas si sévère face à la maladie mais lutte autrement avec un chapelet argent dans ma main

Mais tout lui obéit quand elle dit une chose ou son regard décroît au croisement des roses

Car elle a dans le cœur ce que vous reniez trop de dons à donner dont on ne reçoit pas tout ce qu’il nous faudrait

Tiens vas-y prends ma place sur le tableau d’honneur

Tu le mérites ou pas

Tu t’es donné à fond

Et les fleurs de cerise sentent de ce si loin que tu méprises

Tu aimes l’or j’aime la fantaisie

Tu exiges je demande humblement à la communauté

Et c’est moi qui obtiens

Je dis seulement s’il te plaît

Alors le bleu inouï monte à travers les murs et fait le pur village

Où tous les yeux sont bleus comme des tabliers séchant au vent d’autant qu’il pleut souvent pour calmer les orages

La mer est bleue de ces larmes coulées dans les recoins obscurs de nos âmes bleuies par un froid intérieur

Que le feu du malheur empêche de sécher

Mais cela ne fait rien

La stupide Alice qui met au feu mes fleurs et garde le papier et dit à mon Michel que le stylo pour toi est comme le couteau

Car je lui ai offert un stylo avant sa mort au petit frère naïf en tablier blanc qui derrière l’église se fait déshabiller par la Colette extra

Cessez de le courir il rougit encor

Au lieu de lui donner une Monique

Vous le nommez gardien des pauvres imbéciles mère et fille dont il dit : elle est travailleuse et se crève pour lui acheter un château et ses horribles fringues

Ils sont bien du genre à croire ce que l’on raconte sur moi comme l’instituteur de bois qui va faire un enfant à la récréation qui porte bien son nom entre deux coups de sifflet la blouse grise ouverte il redescend parler de je ne sais quoi

Mauvais instituteur qui vit pour cette femme mais qui n’arrive pas au milieu du cursus et se venge sur moi qui sors de l’hôpital et me renvoie mon livre en disant nous ne nous interessons pas à cette littérature

Cependant imbécile tu donnes du vin à mon père pour faire le jardin

Ta femme me donna le landau sans enfant et les assiettes anglaises blanche comme elle était et sans appui vraiment

Mazard du hasard du bazar

As-tu jamais senti le moindre attachement du devoir

As-tu jamais compris comme madame Fric que ce n’est que hasard s’il se trouve après elle où je ne pus rester

Et partis en pension

Cet homme  ne m’a jamais dit un mot de conviction pour m’aider à franchir le rubicon

Il a sorti le père de la maison, sale instit de rien incapable de faire son métier dépassé par les élèves les mains dans les poches

Sa femme toute petite et maigre et blanche me donna le landau de ses six garçons ; andré criait-elle et il quittait la classe  et aussi elle me donna des assiettes anglaises en porcelaine avec un tableau que j’ai utilisées longtemps.

Tiens voilà lulu qui arrive et va me faire des crêpes j’ai faim, elle me met le bonnet, regarde mes pantoufles épaisses et me parle politique

J’ai donc perdu le fil qui me tient le bonnet.

Voilà j’arrête ah si quand même quand je suis sortie de l’hôpital il a refusé mon premier livre en disant que ce genre de littérature ne l’interessait pas

Comment puis-je sortir de tout cela ?

Comment . en écrivant

Mes frères et sœurs que faites vous de moi je croyais qu’on se reconnaîtrait toute la vie

Non vous me laissez tomber le 22

Allez je quitte

Merci de me lire je sors

Bisous et la nuit on me suit.

Marinette midi 22 janvier 26 la ray a 73 ans !

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