le jour des intemporelles

 

Le jour des intemporelles.

 

Souviens-toi de la rue sombre des nacelles du vide manège de vie

Quand nous allions début de nuit voir les lumières de rivière

Sur des bateaux de passerelle

Vides rentrant seuls vers le port

Quand les marins à peine soufflent et fument leur pipe d’okoumé blond

Souviens-toi de cet hôtel presque mystique blanc dans le noir

Où nous entrâmes un peu timides

Juste pour boire

Nous bûmes un petit vin acide blanc avec des biscuits tendrement

Dans les glaces on voyait passer les garçons rangeaient la vaisselle en silence

Je mis alors une musique de tango argentin

Tous les mouvements s’arrêtèrent

Pour nous regarder glisser  sur cette passerelle de vie passée

Souviens-toi.

Ml 27/12/25

 

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