la vue depassée

 

La vue dépassée

 

Après avoir dormi dans les deux after je ne vois plus très bien

Où zoomer plus de cent dans mes 80 ans passés si vitement

Oh je vis des gâteaux et des choisissemente interdits

Je vis passer le flot des plaisirs interdits où le sel fait sucré et le sucre salé

J’y vois comme une taupe sortie dans le soleil

Où vais-je me louper en taupinière aisée quand le ciel grisonné chargé de de compensé crie à tous aux abris

La marinette est myope comme toi mère taupe et qui me dit la fête des mémés

Je n’ai rien fait d’amour aux bébés laissés seuls

Peut-on ainsi parler devant les enfançons qui sont si près de nous et que nous avons tant aimés

Les frères et les sœurs se disputent l’amour de mamie

Jamais vue et douce et perdue

Pendant que nous lisons ses petits mots si doux

Mamie ta fête on va faire le gâteau de mamie avec des choses belles et des dessins d’enfants pleins d’amour mais jamais ne la vois

Mamie ne t’en va pas on t’aime tu es belle et je veux des bisous des colliers des doudous

Où es-tu bibou chocolaté que mamie dans son sac chauffait en attendant

Puis un jour de violence maman jeta le sac et mamie dans la neige et petit sam avait faim et de lait et d’amour

Cecile que fais-tu des enfants nés de toi alors que je te pleure et crois que tu aimes

Non tu ne veux que toi

Et cesse de donner de taire ta douleur qui descend dans ton col de cygne ravageur qui jadis enchanta la rue

Tu as perdu ma vue

Tu as gardé de moi une absence terrible et tu cours sur le sable avec tes seins à l’air

Et moi pauvre de moi je dois fermer mon cœur je ne mérite pas mais je ne suis plus la femme à tuer au cobalt

Je suis celle qui sauve en priant en donnant en laissant passer les vents d’Ailleurs qui achètent l’amour avec l’avion l’argent et le père disparu dans les bras dévolus aux femmes infidèles qui derrière la banque attendent le papy tombé au champ d’horreur

Mise en scène voulue vengeresse du cœur

Vpous n’irez pas plus loin jalousie de bonheur

Quand vites vous mamie heureuse et souriante

Quand sautez-vous au cou de mamie en pleurs ?

Qui parle bien de moi et respecte mon mal ?

Où est votre bonheur petits enfants perdus dans les herbes folâtreds d’un monde inconnu

Je suis là je meurs à chaque instant de manquer vos bisous je ne sais plus tenir au cou les bébés innocents que l’on oblige à tout quand ils veulent dormir en paix entre les bras de mamie désolée

Qu’avez-vous appris de moi enfants déserteurs sans amour et sans âme

Que faites vous de mon visage doux avec la lame aigüe de vos yeux perçants comme ceux des hibous affolés qui hululent la nuit derrière la maison ?

Qui vous a raconté l’histoire de Jésus, celle de mes tortures, les efforts inconscients que vous me fîtes vivre tandis que vos parents sans espoir de nature jouissaient  de savoir que rien n’arriverait

Et tout est arrivé et mamie va mourir car personne ne l’aime

Nul ne s’occupe d’elle

Regardez la beauté de ses petits bijoux demandez à Dieu ce qu’elle fit pour vous et devenez des grands qui sauvent les vieux

Adieu enfants perdus de moi descendus de mon ciel aux parois elliptiques où je perdis la vie mille fois sous les regards moqueurs de ceux que j’élevais ?

Que faisaient vos parents séparés pour vous tenir ensemble ?

Où sont les poèmes hurlant mon malheur et le vôtre

Sentez-vous la honte de celui qui n’entra jamais avec moi remets-le dans ton ventre dit la petite fille dans le mien je le veux il est à moi il m’a copiée donne-le

Papa celui-là est à moi garde-le je le veux, il me ressemble et l’autre on l’a copié !!!

Papa papa où as-tu pris le bébé il est à moi regarde oh mon dieu maman il est sorti il est là je veux le voir le garder donne-le moi

Et la petite mère pleine de joie tremble de peur elle veut le petit il est à moi papa donne le je le garde regarde comme moi ce bébé est nouveau je le veux c’est le mien remets-le dans mon ventre rond

Maman tu as menti nous étions trois pareils tu as copié dans les corbeilles regarde ces poupées

Comme moi elles sont et ont peur maman réveille-toi de ta torpeur

Tu ris, ne ris pas c’est malheur donne moi le bébé je le garde toujours

Il n’a pas de papa il est à moi tout seul

Et je l’aime comme un petit ange je l’ai pris dans ton ventre

Docteur je prends mon bébé je m’en vais chercher du lait de vache venez m’aider docteur j’ai peur c’est mon bébé on le copie partout

Et vous alors vous le sortez du ventre le papa c’est toi le docteur toi qui le met debout quand il crie au voleur !

Je pars avec lui tout de suite vite je cours à la maison dans son lit lui il sera heureux car moi je l’aime plus que tout !

Ml 18/2/26

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