la violette blanche
La sacrée violette s’est pendue cette nuit
Elle est dehors dans l’étang où flotte la poète
Il fait frais dans les nénuphars jolis
J’ai eu du mal pour y aller
Mais chacun ferme sa porte
Et me donne un poème
Dont j’oublie tous les noms
Mais peu importe
Chacun devant sa porte tient le soc
De jadis
Le soc des amours mortes
Planté dans le centre au nœud des émotions
Mais la nuit tout est calme et jue suis enfermée
Il est l’heure du Christ
Le sang goutte à l’aorte
Je tiens le petit couteau gris
J’ai cassé les deux petits miroirs de main
Donc je ne me vois plus
Sur la porte on a peint
Elle est morte
Ce matin.
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