et les boeufs lentement

 

Et les bœufs lentement

 

Le long de la rivière sur le chemin gelé se suivent lentement

Les vaches

Elles vont a l’étable dans l’odeur

Familière  réchauffe leur museau

Retrouvent petit veau qui vient lécher le ventre

La fermière émue donne à sucer son doigt et connaît qui est qui

Moi je fais les bulletins de naissance avec l’inséminateur

Et je cloue aux oreilles la boucle de naissance

Qui aime la ruminante vache aux longs cils pacifiante

Qui obéit sans crainte au berger familier

Qui comprend cet amour de l’homme pour ses vaches

Et regarde passer le troupeau de clochettes

 dans le halo couchant de la montagne fraîche

On fera un gâteau plein de crème demain car

 pendant quatre mois les jeunes au buron vivent

Tranquillement

Ils sont venus à pied à travers les villages cocardiers et fiers de ce bagage

Dans le buron ils sont autonomes et puissants et apprennent la vie

Le dimanche on descend au village

 danser avec son beau gilet et son teint éclatant

Ils reviennent vers la maison où la mère

 attend ses enfants courageux avec un bon repas

Et pendant quelque temps les vieux reprennent le troupeau en main

Ils sont pleins de silence et de résignation

 on nettoie le pré le bois se coupe pour l’hiver

Devant la cheminée on s’endort doucement ivre d’une journée

 où son temps est compté seulement au soleil

la photo du soir dans l’aura de lumière est splendide

pour vous mamie.

Lm 12/1/26

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