enfance 1 le fantôme
La voix du fantôme
Soudain une
voix d’homme entra dans mon écrit, disant le mot pensé
Comme dans la
prière .
Un instant,
je crus à l’illusion qui parfois me soutient que la personne est là et ne parle
qu’à moi.
Ces dernières
années remplies de morts soudaines me renvoient les images et les sons qui me
poussent à crier et réveiller mes sens selon la vérité.
Justice allait
se faire car je fus méprisée par chacun
qui tomba.
Seule une
voix perdue de celui qui venait le dimanche et que je connaissais de profonde
amitié resta absente.
Le dernier
jour d’avril où il partit sans mot je lui fis remarquer mais après quelques
jours j’appris qu’il se mourait de souffrance pure ,seul.
Il ne voulait
jamais parler de sa mort,
De quoi
vais-je parler dans monil prévoyait la mienne et moi pour chacun d’eux j’étais
sûre que non.
Ils revinrent
tous séparément envahir mon sommeil et je leur infligeai ce que j’avais subi.
Aucun ne
reconnut sa faute je n’avais qu’à rester aux horribles gargotes qu’ils m’avaient
réservées malgré la volonté et le don des anciens.
Les lettres
disparues me tinrent à distance ainsi
que leurs reproches
Malgré la maladie.
J’étais
depuis toujours the black sheep in the
family .
Puis le
dernier connu semblait absent de cette facétie.
C’était
peut-être lui je ne reconnus pas la voix
C’était tout
simplement un employé du net chargé de contrôler
Mais quand je
l’entendis relire en entier le morceau de fromage je restai médusée
Donc cher
monsieur qui tient entre les dents ma parole indiscrète révélez-vous enfin je
ne saurais dormir !
Voilà que mon
esprit enfin trouvait à s’y méprendre un ami
D’intérêt
pour ma littérature sans
Objet.
C’est l’histoire
du jour je ne vous entendrai jamais vous êtes l’ouvrier de la plume discrète
que personne ne lit.
Et mes chutes
terribles vous laissent sans émoi donc je dois vous ignorer.
Vous devez
supposer si cela vous perturbe un romancier banal qui se perd dans ses mots
mais sachez que j’ai des choses dures à
dévoiler
Pour les
descendants qui un jour me liront ,là j’espère un peu trop .
Pourtant ce
sont ces cruautés méjugées par mes frères qui décidèrent de ma distance afin de
cendrillon pouvoir enfin apprendre et quitter la maison
J’ai quitté
la maison après un viol
Des travaux
du ménage des envies de mourir sous le regard perdu de l’école et l’église qui
sauvèrent mon âme et le reste .
J’élevai dans
la cave les cinq frères et sœurs depuis la guerre jusqu’à plus tard
et mon intelligence me donna droit à partir en pension au chaud avec des livres
un lit et le trousseau que je me fis
Dans la
maison je fus le croque mort l’enfant de chœur, l a bonne élève, l’accoucheuse, la lavandière
A huit ans je
partis me noyer mon père courant derrière moi il était le coupable
Je partis en
pension seule et désespérée, tombant parfois du bureau sous le vertige de la
mort
Je n’eus
pas d’amis j’étais toujours première
mais je devais vivre ma vie pour fuir le crime le mépris et tout ce que vous ne
sauriez imaginer.
Ma mère fit
des choses inhumaines mes sœurs dormaient au lit de la maison nouvelle et j’arrivai
un jour où la plus jeune en pleine épilepsie me poussa au telephone du village
Que lui
avaient-ils fait ?
Pauvreté,
faim, manque de tout, travail inommable tout fut pour moi et enfin je partis
seule dans une voiture à cochons, le cœur dans les chaussettes, sans adieu ,sans
rien avec les restes des chaussures , sorties de l’enfer manger
sans honte, essayer de dormir,se laver au lavabo, avoir un bol et une assiette savoir
mes leçons et le tablier sale
Mais je fus
la première en tout à 10 ans, timide et triste mais fière en 1953 de porter la
bannière.
Jamais personne
ne me félicita à la maison où j’ecrivais mes notes
Commentaires
Enregistrer un commentaire