ah ah hi hi

 

Ah ah hi hi

 

Et voilà si j’étais riche je m’achèterais

Rien du tout

Je reste naturelle dans mon trou filou est venu cher ami

Il a un boulot fou avec la famille et tout

Mais il vient quand même chez moi

Avec des chocolats et des choses que j’aime

Je devrais les ranger avant demain matina

Mais la cheffe des infimes me fait mal commencer la journée

Mes pieds sont dans la fourrure d’agneau délices

Celui qui m’a fourgué son chien de malheureux va recevoir la gifle

30 euros pour ce pauvre cabot

Je vais offrir quoi à fifi ?

Dites-moi !

J’ai regardé partout mais je ne sais pas

J’adore sa tranquillité son émotivité

Sa chemise son humanité

Mais moi que peut-il apprécier chez moi enfant de cave et de grenier

Balancée  ballottée comme un paquet de linge sale ?

Triste je suis triste je suis

Pauvre rutebeuve sainte qui ne sait plus écrire dans son enceinte malassise

Sur son fauteuil rose et voilà que les deux me reculent paule et k

Bon demain matin je ne dis rien

Pas de question ni de prière

Je voudrais agoniser avant elles

Car elles verraient si elles m’aimaient

Ou pas je suis grosse et cernée par les soucis qui poussent dehors

Et les rêves interlopes nés de ma vie affreuse

Pourtant comme j’ai aimé du monde des amis des amies des amants des enfants et me voilà vidée dans un pantalon noir seule comme une taupe à creuser mon trou

Pourrai-je mettre alors les chaussures sans trous ???

Pourrai-je ouir le hibou dont on a coupé l’arbre et voir le ciel lever son voile gris sur des tours de pas belles ?

Mais non !

Et alain n’est plus là pour m’apporter son ombre, sa fatigue, tout ce qu’il m’apprit sur la peinture

Qui m’initia à tant de culture cachée, à me taire devant les sans justice

Oh le coucou semble mort et le canari chante

Et je déchante je désespère

Je ne veux pas quitter cette maison mystère, faites-moi un trou sous la terre que je vienne voir qui est là

A qui puis-je la donner ?

Je vous la donne à toi qui ne m’as pas lâchée, à ceux qui sont dehors sous la brume liquide à sucer une feuille

A ceux qui sont venus me voir

A ceux qui ne reviendront pas

Adieu cité morbide où les chiens font la loi

Adieu chorales et yoga

Adieu bals de campagne

Adieu je vais mourir

Ml ,20/12/25

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