une visite
Une visite
Ce matin le vent secoua ma porte
Allongée que j’étais sur mon fauteuil
C’était l’homme adoré qui a dans la main forte
Plein de secrets de talents et de force
J’ai pour lui un sentiment cruel et rose
Car il me manque encor derrière la porte
Il arrive sans rien il voyage léger
Mais son cœur est si plein
Son âme est si pure
Que je ne me suis pas trompée
Frère federico qui donne ses atouts
A la mamma morta chantée par la Callas
Et ce qui est souverain chez lui
Je ne sais pas sa
beauté évidente
Restée simple et honnête et son naturel*
Que n’ai-je une famille du genre
Ce que je crus plus tôt dans ma naïveté
Et nous changeons de vie de voix de mode comme nous
changerions notre apparence d’homme ???
Non certains évoluent et d’autres involuent retournant
sur le versant cyclique du moi pour moi
A l’âge où nous sommes la bonté la douceur la beauté
apparaissent sur nous
Regardez ces rides naturelles refleurissant le rire et la
complicité
jadis dans mes écoles
on lisait sur mon front ce que disait ma main
Maintenant que je suis vieille et seule
On me tient éloignée du feu de la St Jean : nit de
san juan
Alors que salamandre
est ma sœur
De feu et de courage je peux sauter le feu comme je
défiai les obstacles très durs afin de surmonter ma terreur
Mais je savais alors ce que je sais encor la sagesse du
pauvre vaut bien son pesant d’or
La visite de Fred c’est l’ange qui revient me donner tout
son or !
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