tous les jours
Tous les jours sont les mêmes
On croyait que demain serait mieux qu’aujourd’hui
Foutaise il y a un matin où il se faut
lever
Dans la brume et le soir rentrer dans
la poussière
Avec le bruit nerveux des machines à
ciment
Puis se mettre au travail qu’il soit
dur ou passion
Dans un calme parfait sans attendre le
reste
Afin de gagner vie ou de perdre raison
Avez-vous aimé votre job par ci par là
Ou bien fut-ce une passion cachée
seule
Où vous aviez mille idées à traiter
avec joie
Afin de revenir au chant de la raison
Moi femme solitaire j’ai toujours
adoré mon métier
Et ses dispensations qu’elles fussent
connues ou non
Jadis dans ma jeunesse je voulus
enseigner
Et c’est ce que je fis après moult
dissensions
Dues à ma pauvreté mais j’obtins haut
la main
Ce qu’il fallait pour humblement
transmettre
Les langues à mes élèves pendant que
mes enfants
Fuyaient dans la campagne
Ensuite par bonheur j’eus accès aux
chorales
Aux accords inouis de chants divers passion
Ma vois semblait petite mais on la
connaissait à son éclat léger comme venu d’ailleurs et subtil
Malgré tous les efforts de ma vie
sociale je pus
Chanter danser connaître apprendre
avoir comme
Des dons des arts et ce sont les
masters qui jugèrent alors
puis je vins au yoga art suprême
sagesse avec
étonnement et guru merveilleux malgré
la maladie
j’avais depuis toujours fait passer en
premier
le sens ésotérique, profond d’une âme arrachée
a son sens de la vie
ainsi tout exercice ramenait à foison
des sens profonds de vie quand il fait si vilain de tenir la rime et la raison
la poésie innée venue on ne sait d’où
sortit très finement d’un écrit inconnu
dont je n’avais connu
que le biblique amour
prêtres et enseignants me mirent dans
leur camp
et je devins génie dans mes endroits
choisis
las je ne pus appliquer à ma vie cette
sérénité
qui adorna mes cours
la famille ennemie qui ne comprenait
rien m’accusa d’incurie et d’éloignement et me poursuit encor de ses faux
jugements
certes j’admire aussi les œuvres matérielles
mais ce qui donne sens c’est bien le
soin profond des pensées des idées et des arts bien qu’il ne
donne aucun apport financier à une vie
bien sage
voilà comment je la vécus cette vie
misérable de la guerre au malheur sans jamais m’arrêter tandis que la fratrie
me prenait en escale pour celle qui fuyait les œuvres de la main
nous sommes tous mourants et nul ne me
pardonne
d’avoir réalisé un pauvre rêve enfant
aussi sans crainte aucune je leur dédie sans cesse mes réflexions sur ce sujet
entier qu’ils ne veulent connaître
ils veulent de l’argent de la gloire
des bêtes
je voulais seulement comprendre l’univers !
ml
16/10/25
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