Tout est passé
Tout finira dans un coin de notre cervelle
Sans savoir si nous pensons vrai
Les souvenirs ont-ils des ailes
A devenir des oubliés ?
Un soir où nous allions où allions-nous
Voilà je ne sais pas le temps de se remettre
Et déjà j’ai oublié tout
C’était l’espace d’un instant
Celui accordé par la vie
Et tu fuyais à contre tour
Au lieu de dire ta pensée
Il est mort l’homme de la nue
Celui qui dépasse en tous points
Les espèces qui ont rejoint les galaxies
Je n’attends plus que de savoir
Où et quand ils vont m’écharper
Ah vous ne me comprenez pas !
Tiens voilà la cohue des maîtres d’œuvre dans mon dos
Qui hue ressue et se bouscule
On construit pour mieux déconstruire
C’est la vie c’est la mort
C’est ce dont nous parlons trop fort
Allez venez bourreaux des cœurs
Ma tête éclate de ne pas savoir
Pourquoi nul ne me parle
Ils ne supportent aucune vérité
Ils sont assis sur du charbon et
deviennent hébétés
A force de bruit de douleur
Les chenilles rugissent au retour en marche arrière
Des hommes usés les conduisent comme robots
Pour voir venir la fin du jour
Béton poussière bruit horreur trous de misère
Pour abriter quelques erreurs
Nous ne vivons pas nous marchons
Au soir on se lave les pieds dehors
En attendant la soupe froide en
silence
La tête roide les membres durs comme du fer
Nous sommes tous dans les enfers
Pour ramasser quatre billets de faux papier
Qui sont déjà dûs au patron
Comment n e pas vouloir mourir si on n’a pas le temps d’aimer ?
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