moi je commande des gâteaux

 Moi je commande des gâteaux

 

Filou fatigué fugua m’acheter des gâteaux

Pendant la sieste, qui s’occupe de moi ?

Qui m’aide en tout personne sauf lui

Qui a du travail gentil comme tout

Et moi que ferais-je sans toi

Qui vins à ma rencontre

Un jour de longtemps

Où la pluie était morte

Qui choisit pour moi le meilleur

Et songe à ma santé

Seulement cet homme fatigué de soucis

Mais tout le monde t’aime filou

Même s’ils ne viennent pas

Ils m’ont parlé de toi

C’est pour ça que je t’appelle au secours

Je te plaisante tous les jours

Un jour sans toi c’est la nuit sans étoiles

Quand je ne peux dormir et que la mort attend

Ne me laisse pas seule

Mes yeux pleurent tout seuls

Sur mon clavier

Toi tu ne promets pas, tu fais !

Tu sais combien la vie est dure

Alors rassure-toi tu feras la maison

Quand la retraite sera là

Tu me diras

Oui tu rangeras plus tard

Ici tu travailles et ensuite tu dormiras

Mais ne t’use pas avant de lâcher

Fais ton travail tranquille

Et après tu verras

Tu me prendras un peu chez toi

Pour voir les tulipes qui poussent

Et comme tu es beau en jardinier dehors

Si tu peux t’arrêter fais-le avant

Vends-tu ton magasin ?

Tristan est tout seul aussi sans toi

Tu lui as tout appris comme à un fils

Ne te fatigue pas, on paie trop cher le corps

Et c’est lui qui nous tient debout

J’aime ta discrétion mais aussi tes confidences

Car rester sans confiance c’est très dur

Personne ne m’appelle de la famille

Ils viendront pour chercher mes quatre

Objets mineurs qui rouillent à la cave

Comme rouille mon cœur

Je suis toute rouillée d’impuissance à être aimée

Ce qui me manque le plus

Mais toi ne m’aimes-tu pas

Je suis trop vieille

Mes rides sont dedans ce sont des cicatrices

Profondes comme un lac de barrage

Où je me suis jetée un soir de désespoir

Mais l’eau n’a pas voulu de moi

Dis-moi la danse te rend-elle heureux ?

Et en quoi ? dès qu’on sort du bal, on a le cœur fêlé car nul ne l’a voulu tel qu’il était

Alors on rentre seul dans son lit déserté

Sans quiconque qui te serre dans ses bras

Je n’ai jamais autant senti ce collier d’acier

Qui me serre le cou et me dit : tu vois bien

Que personne ne t’aime !

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