Robe rouge
Robe rouge
Elle cherche encor à retrouver la robe rouge de jadis qui lui
donnait un air tout gai et enfantin
Elle cherche aussi la robe en plis bleue et laissée dans la
caravelle de jean françois un jour d’été
A Cadaquès dans la maison de Picasso
Depuis elle a porté du violet et du vert du mauve depuis lors
à maurs chez marijo au tour de ville les soirs chauds
Avec sylvette sur la barque on avait des pantalons désuets
pour carennac mais on ne les a pas quittés
A ¨Paris elle avait si peur dans le métro qu’elle suivait francine
en sabots vidant son sac sur le quai pour retrouver sa clé au rire des badauds
Et maintenant j’ai plein de robes de couleur belles comme des
fleurs pleines de coquelicots
Souviens-toi du tableau de jaimes sur le mur
Qui dans coup de vent s’envola avec le visage de poupée et le
souvenir de jaimes fâché à mort qui vient ici du canada et n’ouvre pas mais il
est fou cet homme-là fou de moi et de mes poèmes de nos entretiens sur le skype
à 5000 km soir et matin selon le cas moi je me couche il se lève
Et tout s’achève bêtement pour un discernement
Dans ce même ouragan de colère la photo des generations s’ouvrit
sur ma figure et disparut oh pardon je ne réfléchis pas dans l’ombre du combat,
je châtie inconsidérée mes enfants de n’être pas là !
Enfants je vais mourir et je ne vous sais pas vous ne voulez
pas m’embrasser sur ma peau desséchée que j’arrose parfois malgré moi
Frères et sœurs vous m’usez dès l’enfance et ensuite me moquez
alors que je n’ai pas de foyer
Où est le lien qui nous soutient ?
Pas de lien
Pas d’espérance
Ni pleurs ni fleurs
Que de mauvais sentiments
Pour grande sœur malade
Voilà pourquoi je reste seule
Vous n’écrivez ni ne lisez
Vous appelez et raccrochez
Je suis une vendeuse
De supermarché
J’ai donné mes efforts mon savoir mes forces
Mon vouloir et vous me jetez en riant
Sans moi reunis chez la maman
Mais comment osez-vous ?
Sans cœur sans sentiment
Jamais un mot ou un cadeau
Je marche au martinet
Toute la vie et vous riez
Alors pleurez maintenant je suis dans la terre mouillée et
vous pillez mes vieux objets
Rangée comme vous dites
Tout s’est bien passé
C’était beau
Et la petite bleue que je pleurais dans mes bras de neuf ans
est ressuscitée grâce à moi mais elle s’en fout elle rit elle raconte pauvre
fille sans honte si j’avais su je t’aurais laissée sur le balcon et moi dessous
tu entends ???
Entends-tu bourrique ?’méchante jalouse moqueuse tu seras
morte avant moi et moi je rirai à ventre déployé voilà !
Je te hais ! je te hais ! hyène tu es !
Marinette 26/8ol/25
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