Ma pluie
La pluie
Il pleuvait fort dans les raies de mon rêve
Quand arriva la petite infirmière
Sur mon fauteuil dépouillé
Je somnrêvais
Ma robe blanche et bleue
Semblait avoir calmé
Les allégations de mon esprit en fièvre
Alors je me levai passer entre les gouttes
D’une pluie désirée mais absente
Qu’allai-je faire à la monotonie
Pour lui rendre sa pièce
Une pensée d’amour me posa au burel
Où le premier mot fut
Pluie
Et les transversements de cette brève averse
scièrent le ciel gris un peu tiédi enfin
c'était dimanche
la Vierge était montée en sa luminescence
et m'avait envoyé l'ange du samedi
celui qui sans le dire fermait l’œil fatigué
et m’apportait à boire un jour de chaufferie
il ne se passa rien de bien marquant sans doute
sauf ma fille chérie qui repartait
voir ses enfants jolis non beaux comme des
hommes devenus grands et forts malgré
tous ces automnes d’enfants jetés entre bras étrangers,
toujours ouverts à toute nouveauté dans l’esprit de leur mère
qui m’appela en écriture je pris le telefil et l’écoutai
conseil devenue sage et disant son savoir
je crux bien constater qu’elle reprenait
son quart de surveillance intime en me disant yuba te dit
bonjour
il faisait très chaud c’est elle qui avait déniché l’endroit
que je voulais avec des papillons chinois le soir dans la lumière
Clémentine partie elle reprenait en main les garçons et
fragile Violette ma petite
Chérie qui devait travailler hors du nid
Des oiseaux qui enchantaient les arbres de la forêt d’Avène
J’avais comme l’on voit vécu mille saisons avec les
mutations de ma fille chérie
J’écoutai les sept mots de jung et dormis
J’accepte
Je m’abandonne
Je remercie
Et j’oublie le reste que déjà je m’endors
J’ai chassé le fanthomme à coup de mots grossiers et
cloué ma porte du haut
Mais enfin les fantasmes passent dans le cerveau ils
viennent de chez moi empreints de vérités subies
Je dormis je levai je dormis je bus et recouchai
La petite arriva comme une plume
Et stoppa doucement comme j’aime au pied de mon sommeil
Oh ma chérie merci avec un petit mot elle redescendit
comme l’oiseau aux ailes fatiguées repliés sous son rôle
Il ne me resta plus qu’à sortir du siège
Pour remuer un peu l’ordre inavoué
De les petits objets de bureau inutiles
Remplissant oisiveté par paroles subtiles juges des
questions posées en silence dans mon esprit usé par trop de compétences
Et sans reconnaissance aucune des êtres concernés.
La vie est ainsi faite que malgré notre espoir nous ne la
gérons pas, elle décide seule et je dois la subir ou l’apprécier.
Marine 17 août 2025
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