Les terrils

 

Les terrils

 

Sur ces montagnes noires ,sans arbre et pointues

On a fait l’escalier pour sisyphe et les bousiers

Qui matin et soir incessamment montent

Et descendent leur charge noire sur le dos

De même dans nos vies tous les jours avec ou sans escalier on monte et on descend le dos voûté par les soucis et les charges

On porte ainsi tous les problèmes du monde, l’air triste et fatigué sans pouvoir

Les poser quelque part

Parfois nous sortons pour oublier mais les problèmes suivent et pèsent plus encore

Comment peut-on laisser au vestiaire du monde nos effets délicats personnels et trop lourds ?

Il suffit par hasard de voir un doux visage qui instantanément nous ouvre

Le chemin qui mène ailleurs me semble

Entre les deux bambous à la cascade blanche où je peux dépouiller le vieil homme et le jeter sous l’eau

Alors pour un instant ma plume vagabonde respire un peu lumière

Et devient si légère que j’oublie mon fardeau

Vous qui prenez en charge une part de mon dos soyez bénis, soyez des anges

Moi je prendrai vos ailes pour monter jusqu’au ciel et vous jeter de l’eau profonde et claire surgie d’un cumulus

Qui allège les peines et blanchit les idées

Alors je redescends légère l’escalier comme

La danseuse autrefois qui sortait de mon moi pour vivre un peu !               lm 26/8/25

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