Les images fixées
Les images fixées.
Les nouveaux morts des vifs anciens
Sont assis dans ma tête où ils vivent
La nuit ils viennent comme avant
Poser leurs vêtements
Puis ils se mettent chez eux immobiles
Comment sont-ils venus ils vivent
Je vérifie les portes ils sont partis
Mais pourquoi et comment
Moi je les ai vus morts tranquilles
Et ils viennent encor
Donc je ne peux les voir pourrir
Ils arrivent pareils alors je crie
Va t’en et ils passent dans le mur
Je regarde dehors où vont-ils
Puisque j’ai semé les graines chaudes
De leur corps ?
Ils repoussent dessous et sortent
Comme des animaux lucides
Je pose des questions et je réponds
Mais il est mort alors ?
Je ne peux pas savoir si leur image
Vide flotte dans les rues éteintes
De ma tête
La nuit mes films se sont fixés
Après trois jours passés dans le lit
Funéraire où je lui ai parlé muet
Il avait le costume fameux acheté
Pour moi cassandre
Et dans sa main une aiguille versait
Son vin de cette année le formol
J’étais tranquille
Les funèbres pompiers faisaient bien leur
Boulot mais qui a regard’é dedans si l’âme était valide
Personne evidemment
Dans la rue où je suis les futurs morts en marche
comptent les jours et passent
Moi je les regarde passer tête baissée
Bien protégés avec un compte tours
Marcher pour marcher ils ont peur
Après cinq heures, tout est noir
Surtout les lampes jaunes du désespoir
A minuit tout se ferme ,je rentre
Au loin on voit des allumettes au ciel
En cercle concentrique ce sont eux
Et leurs messes puniques qui parlent
De nous autres, les vivants inutiles
Je ne peux plus aller au bord de l’eau en bas mais je
peux si je veux aller les voir en haut
Non ce n’est pas triste
J’aime bien être seule
Dans cet endroit sinistre
La fenêtre est ouverte
Et le ciel est fermé
Nous économisons la clarté, le feu, la pensée chimérique,
nous dormons
Avec des soporifiques.
La vie est magnifique !
Marine 19 8 25
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