Les chemins de la métaphore
Les chemins de la métaphore
J’ai beaucoup trop roulé
Sur des chemins de métaphore
L’exutoire normal que la société prête
Avait fermé son huis
J’étais seule
D’une infinie tristesse
A jouir du moment
L’insécurité blesse
J’avais perdu les eaux
Je ne pouvais renaître
Ma vie est un puzzle
Informe de moments
Qui vont sans queue ni tête
Je ne sais pas coller
Les morceaux de mica
Du kaléidoscope
Parfois quand je l’agite
Au bout du tuyau noir
Ils s’agrègent immobiles
Illusion d’un instant
Très vite les atomes
S’éloignent se dispersent
Je ne sais qui je suis
Où je suis ni pourquoi
J’essaie de mettre ensemble
Des bouts de moi
Mon enfant intérieur
A si peur
Quatre plantes devant la vitre
D’un rideau de cuisine
Et l’on croit au bonheur
J’ai perdu tout l’accueil
Que j’avais dans les bras
Alors je tombe en enfant maladroit
Dans le maïs tout vert sur le bord de la route
Et un air d’opéra m’enlève au-delà.
L’ardent supplice des blés verts.
22 février 2011-20h
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