La femme longue

 

La femme longue

Parfois je suis au bord des mots
Comme au bord d’une tombe
Prête à chuter d’un bloc
Dans la brûleur des roses
Sur les murs effrités du tombeau
Des soleils où rampe quelque ver
Echappé de son corps
Un ver qui s’enveloppe
Qui s’étreint et raconte
Comment était la vie
Dans cet homme profond
Parfois je parle haut à celui
Qui au bout du chemin dit encor
Je suis là je reviens
Pourquoi es-tu partie
Je ne pars pas je reste
Je suis là à t’attendre
Et tu sais que les routes
D’ici ont peu de raison sûre
Pour nous conduire ailleurs
Je suis là je ne sors je ne pars
Je suis la femme longue
Qui a passé sa vie à attendre demain .                          21 février 2020

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