la dévideuse
Elle dévide au nonchaloir
Les pelotons de douce laine
Pour une mère tricoteuse
Dans les gris dans les doigts
Dans les yeux noirs
Pleins d’inquiétude
Nature silencieuse
Vivante funébrieuse
Où la beauté est sans éclat
Des enfants accrochées
A leur vieux paletot
Se prennent entre bras
Pour effrayer la peur
La douce peur des anges
Quand descend sur le soir
Dans un sinistre orange
Une nuit désastreuse
Pleine d’enlèvements
De cassures d’outrages
De sueurs enfantines
Enfouies dessous les draps
Maman j’ai peur
Et la mère affolée
Allume la chandelle
Et fait chauffer du lait
Pour les petites mains
Gelées
Sur le banc se rendort
La nichée oublieuse
Qui tient entre ses bras
La vie malencontreuse .
Marine
16 février 2020
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