Je suis comme une tombe
Je suis comme une tombe
je suis comme une
tombe laissée dans l'embarras
car sans toi je perds tous mes repères
tu me rassures
tu es mon frère ou mon fils
et j'aime ton discours plein de raison
tiens je veux te demander parmi tes
petits pains
de mettre un sachet blanc pour manger au
repas
fromage et chocolat ne s'entendent pas
bien
je me suis régalée hier avec les gâteaux
ce fut mon dinatoire avec un verre d'eau
dansas-tu bien au lit cette danse légère
qu'on appelle l'amour et qui endort le
mal
et réveille le doux
moi je n'ai pas de doudou à la sieste
et c'est mon plus grand manque
la tendresse sans aller plus avant
je n'ose demander mais tes gestes
sont des gestes d'amour
quand tu as appelé pour la box tu etais
enervé
je contrariais ton espoir
mais tu peux me le dire
sauf que moi nul ne me tient le bras
même en dansant debout immobile
dans la statue d'argile où mes pieds
commencent à geler pour toujours
lorsqu'on vieillit les gestes repoussent
l'homme
qui prefere jeunesse avec espoir de plus
voilà pourquoi je sais que nul ne m'aime
ni ne tiendra ma main
nine prendra mes bras allongés dans le
noir
alors que je suis comme avant la mie
dedans et dehors le squelette
complexe du homard qui protège des
sentiments et cache
le vrai manque vital, celui de l'amour
tendre
qui refait respirer et donne quelque
espoir
voilà tu vois déjà morte je suis, on
m'approche de loin
on ne me touche pas je ne suis qu'une
chose
aussi je ne peux croire que tout est mort
pour moi
l'interieur refroidi la honte de vieillir
le sentiment s'en va et nul ne m'aimera
jamais
je ne suis qu'un paquet à débarrasser
alors pourquoi rester
rien ne m'arrivera on réprime ses gestes
on s'en va
voilà on m'a violée on ne veut plus de
moi
pourquoi ne pas caresser le creux du sein
mortel
afin de l'adoucir, le ventre qui est vide
mais qui reprend plaisir
chacun s'écarte et ne veut voir qu'un
corps parfait
si un jour tu te trouves devant cet état
d'être
tu verras que ce manque est fin de la
tendresse
pardonne-moi ami d'oser dire tout haut
où la douleur sévit tout est guéri je
n'ai plus mal
je suis la mer des cicatrices qui
nécessite
la douceur l'attention une main
protectrice
et reste à sec comme un morceau de bois.
voilà je pensais juste un mot
et j'ai écrit le vrai le fond de la
tristesse
je n'y peux rien je veux mourir d'absence
je suis abandonnée par tous
adieu et grand merci
je vais trouver le dur
pour clore le récit.
Ml 24 8 25
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