Est-ce vous ?

 

Est-ce vous ?

 Est-ce vous est-ce toi ce lecteur de pénombre

Assis devant la tombe en extase de mort
Où sont les compagnons les rixes et les rires
Quand tu t’assois pour lire  Immobile ?
J’ai voulu moi aussi m’extraire du silence
Je n’ai pas réussi sauf à la solitude
Je me nomme Personne
Je suis non-existante
Je vis comme un fantôme
Adsorbée par les livres
Dévorée digérée
Dans ma prochaine vie
J’essaierai de sortir
De naître enfin au monde
Sans peur  Sans souvenir
Comme celui
Qui un pied dans la tombe
Me dit  Comment fais-tu sans moi
Je ne fais pas
Je suis
Et toi ?
Moi j’ai perdu le sens
Dis-moi où je me trouve
Tu es à l’hôpital
Ah tu as donc tant souffert
Oui j’ai souffert de toi
Mais je suis ton pardon
Libère-toi
Et l’homme
Seul dans sa chambre
Ruisselle du salé
De ses pleurs incolores
Il voudrait s’en aller
Je le tiens par la voix
Et le fil incassable
Qui fit de nous  Les séparables
O douleur
O sinistre agonie
Seul chacun dans son monde
Oublié de chaque autre
Et attendant la mort
Oui je viendrai te voir
Tu es coupé de toi
Je suis coupée de toi
Mais tu me reconnais
Nous étions deux ensemble .
 
Marine dimanche 5 août 18

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

la grande poète a été retrouvée

Elle écrit

Celui qui vient vers moi