dans la canicule
dans
la canicule
en
2025 en août c’est la canicule de quarantaine
non ?
mais si
pour
moi cela ne change guère mais pour les ouvriers
qui
roulent en poussière les infirmières et tous les travailleurs de misère
alors
me dit Filou venu me ravitailler que c’est insupportable
mais
il reste une heure à m’écouter comme un père jonorable
il
a choisi dans sa petit échoppe ce qu’il y a de mieux
pour
la femme qu’il aime
et
qui l’aime en retour pour son écoute, sa douceur, sa gentillesse
cet
homme plein d’amour a les yeux qui se ferment
et
songe à repartir malgré la canicule jamais vie
dans
ce coin de corrèze où nous brûlons dedans
un
homme dévoué patient et attentif
il
apporte des fruits et quelque plat fortuit
qu’il
sait mes préférences et lors que je lui dis
que
son ami fredo n’est jamais en avance
il
est triste
chaque
chose est pour lui bien faite ou pas
alors
il recommence dans sa douce patience
à
subir les assauts des remontrances
venues
d’en haut
l’état
est ridicule et change sans arrêt
de
ministre ou de loi pour faire de l’argent
tandis
que sur les bras de ce soleil ardent
les
fous de canicule restent à en mourir
au
soleil jamais vu chez nous
horreur
vite l’hiver comme dira lulu
en
passant le balai debout pour gagner
sa
pitance et repassant mes robes dans le noir
tout
ça c’est le mardi le jour de mes amis lulu filou et moiet la clim à 24 et
quelque bol de café pour nous tenir debout mais la nuit est terrible on ne dort pas, on veille
on
rêve à la montagne en neige, que nous ne verrons plus
en
bas de l’hexagone comme disent les hommes
la
mer a des couleurs de chantier gris
on
laisse les enfants jouer comme jadis
et
la femme inconsciente se fait bronzer les seins
cancer
où êtes-vous ?
ailleurs
un peu plus haut les moissonneurs se posent
car
ils vont moissonner leur récolte abîmée toute la nuit
on
les entend ronfler sur leurs engins à
boire du cagé froid avec du vin sucré comme autrefois
les
femmes les attendent avec un bon repas et la cuvette pleine où l’on brosse les
pieds comme Madeleine fit à Jésus
et
les hommes noircis se restaurent muets car la terre est
difficile
et souvent eux aussi ont le dos abîmé
respectez
vos offrandes de pain de vin de blé travaillées
à
main nue la nuit tandis que vous rêvez
ainsi
la vie se renouvelle sous les étoiles ou pas, sous un ciel grisonné par les
vapeurs malsaines des touristes narquois qui vont à la fontaine jouer la vie
est belle
pour
ensuite se plaindre des vaches qui traversent les monts et les vallées pour
aller au buron passer l’été
donner
le lait et paître frais près du buron rustique
la
cabane magique où les courageux font du fromage délice
et
se nourrissent bon en gâteaux à la crème ou en festivité tranquille .
seigneur
je vous en prie, aidez ces hommes qui nourrissent !
ml
12/8/25
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