poemes perdus de marinette 2025
POEMES PERDUS DE MARINETTE
2025
9 JUIN ? 25
Je ne comprends rien
Je n’ai jamais rien compris au classement de liberté
Tout est libre mais tout est fermé
Ainsi vous trouverez partout de pauvres poèmes
Qui cherchent leur mère dans les sentiers des règlements
Ramenez les ici dans ce nid de perdus
Où encore je me trouve n’ attendant rien
Rien ne vient, enfin c’est mieux
Cependant je perds mon temps car il est bref
Au seuil de fin de vie commune
Mon œil pleurant de lune a un chalazion
Ou ce genre de truc qui le tire vers le bas
Afin de le fermer à jamais mais il ne veut pas
Je sais l’indifférence, la possessivité de chacun de
ces fameux poètes qui brillent encor au firmament
D’internet
Pauvres poètes, étoiles noires mortelles au ciel de
Chaque site merveilleux où chacun cherche
l’immortalité
Cela n’existe pas, vous allez comme moi mourir pour un
poème nul que personne ne lit, perdu
Sur la toile d’araigne que nous tissons à perdre
haleine afin de rester vivants
Tandis qu’à l’horizon lointain des enfants meurent les
yeux pleins de mouches dans les bras maigres des mamans aux seins pendants sous
un raphia de folle allure
Je fais partie de votre clan, celui des fous inachevés
sauf que vous êtes reconnus par quelque
Master of war qui aime aussi la celebrité
Pas moi je veux rester cachée et c’est d’un jour à
l’autre que je vais avoir le courage de me tuer
Je suis vieille et inutile car nul n’a plus besoin de
moi et chacun se cache à la fois sous la tenture de ses crimes
Adieu donc amis de plumes de calao, phénix finis
Qui n’y croient pas
Nos âmes ne pleureront pas
*adieu James Px qui seul a le courage de me parler et
que je ne vois pas car les barrières poétiques barbelées de réglettes fournies
par les petits chefs sûrs qui recopient wikipedia
M’empêchent de passer ils ont si peur de voir ma voix
Ma voix petite qui broie le silence des bruits
Certains la reconnaissent mais si peu
Il faut travailler gagner servir
Faire des petits pour arrondir
Le cercle familier des onomatopées
Et les mères indignes qui ne veulent pas accoucher
Je les bénis de ne pas connaître les douleurs de
l’enfantillage des poules mères
Les papas partent voir les poules
Et les mamas pleurent sans lait de poule
Les bébés croissent malgré tout
Les vaches pondent des œufs doux
Les poules coulent le lait salé
Des gravillons du bord de mer
Et le cyclone démolit tout
Alors on devient le héros qui rebâtit
Au même endroit le nid de poule en passe droit sous
l’œil ému des quant à soi
Ah rire de la vie sereine que nous menons à la chaîne
vers les églises du seigneur
Le curé a fort à dire dans son sermon
Mais il parle par métaphores afin que nul n’en ignore
Ite missa est
Et on sort endimanchés jusqu’au collet chercher le
gâteau réservé pour rentrer se remettre en jeans
Et gambader dans la forêt
Vivement demain !
Aujourd’hui lundi de pente costes les langues de feu
de l’esprit saint vont tomber sur la tête des entendants écoutez bien car peu
entendent
Langues de vipères et de cendres
Remettez vous dedans la bible au passage de pente
costes
Aux caravanes de pentecôtistes qui ont un champ
réservé
Et si vous ne comprenez rien c’est normal vous répétez
dans la famille car Dieu entend les sourds muets ceux qui disent sans parler et
lisent.
Voilà je vous délaisse moi aussi avec mon œillet
saignant sur ma joue d’où ruissellent mille fautes et mille dons, je vais de ce
pas immobile chercher la vérité fébrile des jours où on ne comprend rien !
Ml 9 juin 2025 ²²
AU LOIN DES HOMMES SENTRETUENT
POUR ME METTRE DES BAS §
Commentaires
Enregistrer un commentaire