n'écris pas

 

N’écris pas

 

N’écris plus je t’en prie

M’a dit cette nuit mon oracle

Plus tu écris plus on te hait

Et alors, cela me fait une douce chaleur dans l’épaule droite

De voir les bavards qui ne comprennent

Rien

oui je sais je suis une aparlante

qui sous le bât de honte se cache

car les esprits pernicieux qui me suivent en balançant leur queue

ne savent pas que leur parole est

nulle

j’ai devant moi mille feuilles décrites où jadis je pouvais dire la vérité seule lue par de vraies  hommes ou femmes littéraires

maintenant on juge mon écrit sur son incomprehension en dessous du genou

Pauvres types dont la gloire est d’être moches dedans comme dehors

Le velours de vos lèvres ne me touche

Mais me rebute et flatte le bas rang

Des lecteurs sans amour .

Les chansons d’aujourd’hui sussurées par minettes peinturlurées de noir sont appelées musique et passent à l’antenne sur leur physique maigre, vide et sans espoir.

De même en poésie, nul ne sait lire comme il ne sait écrire

Il copie

Il imite il ne crée pas

Il met dans des couplets des rimes adultérines, chantées par des bêlants pour qui la partition est

Hiéroglyphe mais avec tant de couleurs, d’instruments qu’il faut aller dormir

Ont-ils tenté de chanter blanc et noir comme Brel .

Non il faut du décor, de l’argent, de la valeur factice

Ainsi la poésie éclairée bêtem:ent de dessins puérils et ânonnée comme souffle

En anglais on parle de yaourt la bouche pleine de chewing-gum et il suffit de lancer quatre noms pour montrer sa valeur

Commencez par parler juste

Apprendre la musique

Travailler votre voix si elle en vaut la peine au lieu de la brailler

C’est cela que vous faites : je suis poè_te et on écrit de quoi soutenir la chanson

Soutenir ou bâcler ?

Vos rires échangés sous votre litanique vertu signifient je ne vaux rien mais je connais untel qui va m’aider beaucoup

Les contacts physiUES DE MAMMIFERES déguisés n’ont jamais fait ce qu’on peut appeler un poème

Il faut d’abord penser, avoir une âme

Les appas extérieurs sont nourritures d’ânes

Allez  rigolos de passage, prenez la fourche et creusez vous êtes sans bagage !

Ml 20 mai 25

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

la grande poète a été retrouvée

Elle écrit

Celui qui vient vers moi