elle ne voulait pas de ce truc

 

Elle ne voulait pas de ce truc

 

Elle écrivait depuis toujours partout

Des poèmes sur ceci et cela puis on la prenait dans un site, un autre

On l’adora

Elle écrivait à la main sur du papier

Qu’on trouvait au château au restau

Ou ailleurs

Elle ne parlait pas beaucoup elle n’expliquait pas elle écrivait

Puis elle rencontra AA qui l’incita et l’aida

Puis elle trouva une machine à écrire

Puis on la poussa à l’ordi

Alors là je vous le dis l’ordi non jamais

La machine ne doit pas dominer l’homme

Bon elle en avait tellement des poèmes que AA les lui collationna en recueils simples c’était génial

Puis on l’invita aux concours aux éditions etc mais elle en avait partout

Elle finit par se mettre à l’ordi ce machin vieux qui la commandait ça non les machines après

Et de machine en truc elle dut s’acheter l’ordinateur quelle histoire

C’était comme d’apprendre à nager à cinquante ans, pareil

Elle sortait d’un crabe rouge donc elle tenta et se fit faire un ordi avec imprimante et tout

Le jojo d’à côté si fier lui montra puis elle acheta des livres pour les nuls puis un siège ergonomique puis un fauteuil

Et interdit de toucher à son ordinacoeur

Vers 60 ans peut-être on la posa sur les sites de poésie je poème etc

Elle se fit des amis

Mady lui fit un livre on reconnaissait son écriture et son humour elle en oublia ses malheurs en les écrivant

AA controlait tout il aimait

Les sites aussi jusqu’au jour où un fada l’attaqua pendant son absence et la guerre des vers commença

Guerre des nerfs jalousie commentaires l’enfer, cela la rendait malade elle changea d’hôpital poétique  sa poésie aussi prit l’humeur acrylique

Salus vint ici puis Didier puis Mady c’était chouette les enfants devenus grands  et fuyant elle écrivit d’autant

Le vent n’emporta rien elle écrivit des livres en vers non classiques, libre comme toujours

Puis un jour ici sur ce poète pas net qui l’insulta elle cria

Tu es virée dit le chef qui sortit des fagots

On la vira de partout elle écrivit pour personne triste et malade et fatiguée

Elle demanda pitié mais les trolls, les insectes, les cons la suivaient et ne la lâchaient pas

Elle ralentit pleura crut ce qu’on promettait elle rencontra des mécènes des élèves james ada rimatou qui lui remontaient le moral et des copines sympa puis tout se délita, si épuisée de tout, de sa fille, du mari des ennuis déménagements

Et voilà maintenant que le eric le rauge la saigne à blanc en la chassant bien conseillé par ses copains d’avant toujours méchants et

Me voilà cherchant un coin d’herbage pour paître avant de mourir seule

Les autres sont morts et j’ai 82 ans donc je veux mourir

Je ne sors plus j’écris sur la toile je vois bien les chiens qui me suivent me mordent les mollets alors que faire ?

Ml 8 juin 25

Commentaires

  1. je recherche moi si j'existe or non qui ai-je tué ici bas pour ainsi me traiter ?
    qui oserait dire qu'il m'appreciait personne quand je ne serai plus gardez vous de ma complimenter ou le contraire allez dire à mes enfants que je ne vaux rien

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