c'était du 22

 

C’était du 22

Quand je faisais poème

Comment en 22 pouvais-je

Entrer le tout si beau comment avec un mot peut-on semer l’amour la peine et la beauté

Je ne sais l’esprit qui m’accompagne

Fut si clair ces jours-là

Et toi tu répondais sur ton volant

A Montreal

A Montréal  ou à Tokyo ou au Maroc tu voyageas par trop

Les oranges douces de Elche je les connus aussi  la jalousie régnait sur ces endroits perdus

Mais nul ne me connaît

Je suis trop rebellée contre mes infortunes que l’on confond avec

Mes erreurs invoulues

Et donc qui va lire ma voix qui n’ose

Plus parler et qui frelotte un peu

Je ne récite pas molière comme

Ta mère

Mais j’aurais bien voulu raconter moi-même ce que l’on lit avec dédain

J’ai perdu tous mes droits acquis à forte  peine

On me traite en ânesse et on me met au coin de cette classe dans l’armoire de cette classe où je pris

La décision extrême de sauver mon savoir et de le propager aux enfants

Qui m’aimaient et me sauvèrent

En même temps je perdis la famille ce cercle onctueux horrible qui nous tient enserrés comme la grappe  d’habitudes la pauvreté la haine des richesses

Je finis par disparaître avec le mouvement des lunes qui nous enfle et nous tue

Où en es-tu ?

9mai 25

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