un fauteuil chaleureux

 

Un fauteuil chaleureux

 

Il est dans nos bras un meuble merveilleux

Dès que l’on s’y assied le sommeil nous accueille

Et il peut s’allonger comme un lit

J’en avais un comme tout paresseux

Fatiguée je m’y mis et rêvai aussitôt

Je m’éveillai deux heures après

Il était 7h à ma vieille pendule

Oh je dois me lever, tout semble ensoleillé dehors mais est-il le matin ou le soir en équinoxe proche ?

J’avais la robe rouge celle des courageurs donc il faisait metin

Dans cet endroit pas beau

Je cherchai la manette afin de reprendre pied mais rien ne bougea

Impossible de sortir de cet aimable couche

Il me faut attendre demain

Car en effet le soleil est bien bas sous mes arbres de vie

Et je vis la salle inconnue où souvent je me quitte qui sent un peu la paille

Et la poudre dans l’œil

Oh me voilà enfermée dans mon propre cercueil

Une alarme sonne fort je crie oui c’est moi mais personne n’entend

A mon tour je sonne au secours sur le bouton rouge qui me tient aliénée

Au jardin des bonheurs !

Las je sonne et sonne et aucune voix ne s’allume sauf chez la foule amassée en bas de ma maison

Je regarde passer le temps il est 5h puis 6h et je ne puis sortir

Demain Paule va me trouver séchée comme un hareng, je meurs de soif

J’aurais dû n’y pensons pas

Le courant est partout coupé et aucune emprise sur lui

Donc attendons je m’allonge un peu

Et dormons

Non je ne dormirai point dans une cage emprise je dois y arriver démonter le fauteuil rallumer

Les ampoules, faire quelque miracle

Il est déjà tard mais je peux passer la nuit dans mon placard

Oh que non me souffle l’ange blanc

Me voilà engoncée dans mon propre délice

Mais personne ne vient comme d’habitude

J’allume la télé, rien même les objets me refusent

Je resonne trois fois en criant au secours et un petit répons de l’autre côté sonne triste en disant je ne peux

Ma porte est fermée le store mouillé et la grêle bruyante frappe en cadence

Où êtes-vous fred filou alain lulu

Nous sommes comme vous sans doute

Prenez votre voiture venez me libérer

Pas de répons à ma prière l’amouir est difficile et je sonne à fond et les voisins rient bien au lieu de me secourir

Tic une ampoule clignote mon cœur aussi mes yeus itou

Seigneur je savais bien sue viendrait la lumière de vous

J’appuie sur la manette elle ne bouge pas voilà quelques prises allumées

Je vais casser ce siège en lui sautant dessus mais j’ai 80 ans doudou

Je sonne sonne résonne raisonne rien

Je me souviendrai bien de cet affront

Laissez venir à moi les petits électrons et les grands fanfarons.

Je sors enfin allume et ouvre et partout les sourires moqueurs !ml27 6 25

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