LE JOUR O% LES OISEAUX
Le jour où les oiseaux du ciel tomèrent de chaleur en avril
Je fis comme eux sur patte lourde
Et crus me relever avec mes ailes
Déplum »es
Las mon aile droite était coupée
Comme on découpe au ciseau
Les ailes des poulets
Alors je tentai malheureuse
Et oubliant mon corps
De me mettre à genoux
Sur la jambe de droite de l’hémisphère gauche
Erreur !
Je voulais n’appeler que quelque
Réconfort et essuyais le sol en
Glissant pour aller me suspe,ndre
Au balcon
Dans la chaleur crépusculaire
J’entendis des voitures stopper
Devant maison
Pompiers ne vopus déplaise avec alarme visuelle
Le châtiment promis par l’ennemi fidèle n’aurait pour rien
raté sa gloire personnelle
Quatre jeunes pompiers impeccables vinrent à la rescousse
Vêtus de probité certaine et de quelques serments,finalement
mon corps coupé en deux servirait à l’enseigne des secours différents
On ne relève pas une femme double d’une moitié comme on
relève un chien sur la route écrasé par nous-même
Je sais que maintenant je dois freiner mes dons et mes
appels
Que l’on me ment sans cesse
Et que je laisse faire
Ce fut le soir musique où je dois rester fière et surtout ne
répondre jamais aux questions
Circulaires
Ces hommes furent droits rapides francs sans commentaires et
deux par deux comme en enseignement montrèrent
Le bras droit excusé
Ils agirent en délicatesse afinde me poser sur la chaise
verte
De ma chambre
Ces fauteuils roses qui de rien ne servirent restent dans le
coin et chavirent sur des roulettes fictives qui renversent
Alors on me posa quelques questions sincères ma tête n’avait
pas touché la terre
Puis on prit les constantes
Un nom qui m’allait bien
Je dis seulement : pas d’hôpital !
Ils visitèrent le lieu en le trouvant tout propre
Malgré le grand désordre
Des éléments de vie subtile
Ils y virent des livres un bureau
Un fauteuil qui seul aurait suffi
A mon engagement je
marchai !
La pièce se vida
restez !
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